Mahomet et les quatre premiers califes

Mahomet et les quatre premiers califes
Affichage des articles dont le libellé est Coran. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Coran. Afficher tous les articles

Sami Aldeeb : L’idiotie de la croyance que le Coran est parole de Dieu

http://www.blog.sami-aldeeb.com/2014/11/11/lidiotie-de-la-croyance-que-le-coran-est-parole-de-dieu/

L’idiotie de la croyance que le Coran est parole de Dieu

Traduction d’un article paru dans un forum arabe
Je m’intéresse au Coran plus que 99% des musulmans
Personne ne peut me reprocher que je ne respecte pas le Coran. Je l’ai traduit en français et je suis en train de finir une traduction italienne et une traduction anglaise. Je serai donc le seul traducteur dans l’histoire et dans le monde à avoir traduit le Coran en trois langues.
De plus, j’ai préparé  une édition arabe du Coran qui peut être considérée comme la meilleure édition arabe du Coran. Elle comporte des références aux circonstances de la révélation, aux variantes sunnites et chiites, aux versets abrogés et abrogeants, aux sources du Coran, aux sens des termes difficiles et aux erreurs linguistiques et stylistiques. Cette édition présente le texte du Coran selon l’orthographe d’Uthman, l’orthographe normal et l’orthographe koufi sans points et sans signes diacritiques, cette dernière étant  l’orthographe des manuscrits les plus importants et les plus anciens du Coran. Et c’est la première fois que le Coran est publié dans cette orthographe avec le système word. Cette édition arabe peut être téléchargée gratuitement de mon site.
J’invite toujours mes étudiants et les auditeurs de mes conférences  à lire le Coran et à le comprendre tel qu’il est. Et il me fait toujours triste de voir quelqu’un déchirer le Coran, le jeter dans les toilettes comme c’est passé en Arabie saoudite et ailleurs,  ou uriner dessus. Le Coran fait partie de l’héritage de l’humanité, autant que l’Ancien Testament et le Nouveau Testament. Tout comme j’invite les non-musulmans à lire le Coran, j’invite aussi les musulmans à lire l’Ancien Testament et le Nouveau Testament.
En tant qu’arabe, je considère le Coran comme partie de ma culture arabe puisqu’il est le premier livre en langue arabe. Et en tant que chrétien, le Coran fait partie de ma culture religieuse, et je considère que les juifs et les chrétiens ont plus droit sur le Coran que les musulmans du fait que 90% de son contenu provient de sources juives et chrétiennes. Pour cette raison, ils doivent l’étudier, le comprendre et le diffuser.
Tout comme je suis triste lorsque je vois le Coran déchiré ou jeté dans les toilettes, je suis autant triste que des mouvements islamistes fassent usage du Coran pour commettre des crimes abominables comme fait Daesh en Syrie et en Irak. Ce faisant, ils salissent le Coran comme ceux qui le jettent dans les toilettes, voire plus, et poussent les non-musulmans, mais aussi les musulmans à détester le Coran au point de devenir athées. Je n’ai personnellement rien contre les athées, ni contre les religieux, puisque chacun a le droit de vivre selon ses propres convictions et sa propre conscience. Chacun de nous en fait rejette la croyance des autres. Mais  quelle que soit notre religion, on ne doit pas manquer de respect envers le Coran, l’Ancien Testament ou le Nouveau Testament.
Respecter le Coran ne signifie pas l’idolâtrer
Le respect que nous devons  porter pour le Coran, l’Ancien Testament, le Nouveau Testament et autres livres faisant partie de l’héritage de l’humanité, ne signifie pas que nous devons nous abstenir de les étudier de façon critique, tant sur le plan du contenu que sur le plan de la langue. Jeter le Coran, l’Ancien Testament ou le Nouveau Testament dans les toilettes constitue un manquement envers ces livres, mais idolâtrer ces  livres est un excès nuisible pour l’humanité.
La nocivité d’une telle idolâtrie découle du fait qu’elle va à l’encontre du bon sens et des évidences. Chaque livre est un livre humain. Considérer un livre comme livre descendu du ciel est le sommet de l’idiotie. Ne descendent du ciel que la pluie et les météorites, et  si jamais vous voyez un livre descendre du ciel, sachez qu’un voyageur l’a jeté de la fenêtre d’un avion pour s’en débarrasser.
La croyance que le Coran est la parole de Dieu a conduit chez les musulmans à ce qui est connu sous le nom de la « Mihna », l’équivalent des tribunaux d’inquisition chrétiens.  Des centaines, voire des milliers  de musulmans entre partisans et adversaires ont été tués: les uns pensaient que le Coran est parole de Dieu de toute éternité, alors que d’autres affirmaient qu’elle est parole créée. Cette inquisition a été largement étudiée par Fehmi Jadaane dans son livre en langue arabe: « L’épreuve: recherche dans la dialectique religieuse et la politique dans l’islam » qui peut être téléchargé gratuitement.
Le même problème se trouve dans le judaïsme et le christianisme, autour de l’idolâtrie de l’Ancien Testament et du Nouveau Testament. Ceci est à la base des tribunaux d’inquisition, a coûté la vie à de nombreuses personnes, et a muselé les scientifiques et les penseurs. Inutile ici de rappeler le procès de Galilée et bien d’autres. En raison de ces abominations commises par ces tribunaux d’inquisition, les philosophes des Lumières ont entrepris une révolution intellectuelle afin de descendre l’Ancien Testament et le Nouveau Testament de leur piédestal et d’en faire des livres humains.  Cette révolution a ouvert la porte à la renaissance intellectuelle, sociale, scientifique et industrielle dans le monde occidental.
Malheureusement, le monde arabe et musulman n’a pas pu suivre l’évolution de la civilisation et a continué à idolâtrer le Coran. Et comme conséquence, nous vivons aujourd’hui les plus sombres moments de l’histoire avec les crimes abominables de Daesh et autres mouvements islamiques commis aussi bien contre les musulmans que les non-musulmans, contre les femmes, l’art et tout ce qui est beau dans l’humanité.  Et ainsi le monde arabe et musulman se voit envahi par des gangs de criminels sous la bannière du Coran et la bannière de Mohammed soutenu par des institutions religieuses ouvertement ou en cachette, y compris Al-Azhar et autres centres islamiques sunnites ou chiite, et ces gangs criminels  sont financés par des individus, des institutions et même des gouvernements imbibés de barbarie. Nous sommes ainsi revenu au système des captives de guerre vendues dans les marché aux esclaves, à l’imposition de la jizya et aux massacres, terrorisant les civils, les expulsant de leurs maisons et les dépossédant de leurs biens,  détruisant les monuments et les manuscrits, sans parler de la destruction des villes et des pillages.
Le Coran est un livre comme tout autre livre, fait par l’homme
J’écris actuellement une série d’articles sur les erreurs linguistiques et stylistiques du Coran dans un fameux forum arabe (situé hors des pays arabes et musulmans). Au début de mes articles, je répète que mes articles ne s’adressent pas à ceux qui croient que le Coran est parole de Dieu, et que je traite le Coran comme si c’était Mille et une nuits.
Malgré cet avertissement explicite maintes fois répété, certains lecteurs reviennent à la charge comme s’ils ne savaient pas lire, ou ne comprenaient pas ou ne voudraient pas comprendre. L’un d’eux, nommé  « Ayden Hussein » a écrit le commentaire suivant:
Si vous dites que Muhammad a écrit le Coran, vous savez cela déifie Mohammed. Le Coran comporte des connaissances scientifiques dont la présence dans le Coran ne peut être expliquée que par l’origine divine de ce livre. Ne me dites pas qu’il ne s’agit pas de prodiges. Vous avez un ordinateur et Internet et vous pouvez prendre connaissance de ces prodiges – Avec mes salutations.
Ma réponse a été:
Cher M. Ayden Hussein
Comme je l’ai mentionné dans mon article, je n’adresse pas mes articles à ceux qui croient que le Coran est parole de Dieu, parce que je suis d’avis que cette croyance constitue le sommet de l’idiotie, et je n’ai pas le temps à discuter avec des idiots. Mais si vous n’avez pas lu ce que j’ai écrit, vous êtes excusé et je vous renvoie  au livre en arabe de Khalid Muntassir: L’illusion du prodige scientifique dans le Coran
A qui écris-tu Sami?
Je permets  à mes lecteurs, quelles que soient leurs croyances et leurs idioties, de commenter mes articles  malgré la possibilité de supprimer ces commentaires ou de les empêcher. Je ne force personne à lire mes articles, tout comme je ne me force pas à répondre à tous les idiots qui commentent mes articles. Si je permets les commentaires, c’est par simple compassion, espérant que cela soit compté en ma faveur dans l’au-delà. Nous devons en effet tolérer les idiots au maximum, du fait qu’ils font partie de la société. S’ils sont parvenus à un si haut niveau d’idiotie, la société en est responsable directement ou indirectement. Ces idiots sont le produit de nos écoles, de nos universités, de nos mosquées et des médias qui ont planté en eux l’idiotie.  Et cette idiotie ne se limite pas aux illettrés, aux demi-illettrés ou aux demi-intellectuels, mais concerne aussi les intellectuels qui ont des certificats universitaires. L’idiotie, en effet, c’est comme la peste, le choléra et le cancer qui ne distinguent pas entre illettrés et intellectuels. Des grands savants et des médecins peuvent mourir de ces maladies, tout comme ils peuvent être atteints de la maladie de l’idiotie.
L’idiotie peut infecter aussi bien un prince qu’un meneur d’ânes. Mais de toute évidence, l’infection d’un illettré par la maladie de l’idiotie est moins grave que l’infection des intellectuels et des responsables politiques ou religieux, puisque ces derniers sont considérés comme des modèles pour la société. Lorsque j’entends un chef d’Etat ou un professeur répéter après la récitation d’un verset coranique la phrase usuelle: « Dieu a dit la vérité », je me tape la tête et je déchire mes habits parce que je sais alors que l’idiotie a atteint le sommet de la pyramide sociale.  Et comme le dit le proverbe arabe: « Si le maître de la maison est tamboureur, tous les membres de sa famille ne font que danser ». Quel espoir peut-on attendre d’une telle société?
Et je le répète: la croyance que le Coran est la parole de Dieu est le sommet de l’idiotie
Nous devons tous lutter autant que nous le pouvons contre cette idiotie
Coran n’a rien à voir avec Dieu, ni de près ni de loin. Le Coran n’est qu’un brouillon décousu écrit par un rabbin étourdi.
Sami Aldeeb, dr en droit
Professeur des universités
Directeur du Centre de droit arabe et musulman http://www.sami-aldeeb.com

Francis Weill, professeur de Médecine



Je copie cette lettre du Pr Weill, qui selon Riposte laique aurait démissionné du CRIF pour les raisons qui y sont énoncées. Si c'est bien le cas : bravo à lui !

Francis Weill

Né en 1933, médecin, professeur d’imagerie médicale au CH de Besançon, Francis Weill a été un pionnier de l’échographie médicale qu’il a fait connaître par de nombreux livres et des conférences dans la plupart des pays du monde. Il est issu d’une famille alsacienne d’intellectuels juifs dont les ancêtres étaient colporteurs et tanneurs : son grand père, le Grand Rabbin Ernest Weill, est connu pour l’impulsion qu’il a donnée au renouveau des études juives dès la fin du XIXème siècle, et par son livre, un  Choulran arouk (la table dressée, en hébreu), une étude des prescriptions de la Tora. Son père, le Dr Joseph Weill, a été un grand médecin, dont le souvenir est honoré en raison de son action pendant la guerre en faveur des enfants juifs menacés de massacre. Francis Weill consacre sa retraite à l’étude et à la publication de livres de thème juifs, présentés dans ce site.
http://www.editions-harmattan.fr/minisites/vspace.gif

Objet : démission au CRIF
Docteur Francis Weill
Professeur Honoraire à la Faculté de Médecine
9 septembre 2014
Cher président, chers amis du CRIF, ce message est un message d’adieu.
Voici onze ans que j’ai l’honneur d’appartenir au comité directeur. J’y ai toujours trouvé l’amitié, dans un esprit chaleureux de collaboration.
Ces années ont été, dans une certaine mesure, des années de bonheur; elles ont été, aussi, malheureusement, des années de déception de plus en plus marquée. Car la montée de l’antisémitisme musulman et de l’antisionisme-antisémitisme de gauche sont un échec majeur du CRIF.
Nous avons été constamment alertés par P.A. Taguieff, par J. Tarnero, par Mme Bat Yeor, par C. Caldwell et d’autres; j’ai moi aussi tenté de contribuer à cette alerte par mes propres livres[1][1].Voici onze ans que je tente d’expliquer que la voie du dialogue avec les rares musulmans dits modérés est une impasse. Les relations avec l’islam, ce ne sont ni quelques autobus de l’amitié, ni des repas partagés de clôture de Ramadan, ni une commission d’opérette pour nos relations avec les musulmans.
Dans le monde d’aujourd’hui, l’islam c’est le Coran; le Coran ne laisse pas de place à l’angélisme. Le Coran, que le CRIF a choisi de ne jamais interpeller, malgré mes incitations répétées, est un texte violemment antijuif: nous sommes des singes et des porcs (Coran, 5:59-60), ou encore des singes abjects; nous tordons l’Ecriture, etc etc.. Pour toute personne croyant en un Coran « incréé » ce sont là des articles de foi appelés à être enseignés jour après jour dans un climat de mépris et de haine. Des témoignages de musulmans ayant quitté leur foi initiale le confirment.
Tout ce que nous reprochons aux salafistes et autres califes autoproclamés en matière d’intolérance, de violence, d’impérialisme, d’entreprises de génocide, et même de cruauté relève de prescriptions coraniques (par ex.: « Voici quelle sera la récompense de ceux qui combattent D. et Son apôtre, et qui emploient toute leur force à commettre des désordres sur la terre : vous les mettrez à mort ou vous leur ferez subir le supplice de la croix ; vous leur couperez les mains et les pieds alternés. 5 :33.   Vous couperez les mains des voleurs, homme ou femme, en punition de leur crime. C’est la peine que D. a établie contre eux ; Il est puissant et sage. 5 :38″).
Le silence prolongé de la majorité des institutions et communautés musulmanes face aux exactions de l’état islamique en Irak en est la preuve: un musulman, même simple pratiquant, même adepte d’une observance attiédie, ne peut en aucun cas s’élever contre les prescriptions coraniques. La récente déclaration du recteur Boubakeur en faveur des minorités d’Orient mérite une lecture attentive : monsieur le recteur déclare acquis le droit des trois religions à rester implantées en Orient – il oublie un peu vite le sort réservé aux juifs de ces pays !
Il oublie aussi de parler de la dhimmitude. Il ne fait aucune référence au Coran en parlant des chrétiens et du christianisme; or le Coran fait des chrétiens des blasphémateurs, ce qui est une faute gravissime dans l’islam. Et il oublie que le Coran dénie au christianisme sa légitimité théologique, puisque « Jésus n’est pas mort sur la croix »: »Ils (les juifs)n’ont point cru ; ils ont inventé contre Marie un mensonge atroce.
Ils disent : « Nous avons mis à mort le Messie, Jésus, fils de Marie, l’apôtre de D. ».
Non, ils ne l’ont point tué, ils ne l’ont point crucifié. Un autre individu qui lui ressemblait lui fut substitué, et ceux qui disputaient à son sujet ont été eux-mêmes dans le doute. Ils n’en avaient pas de connaissance précise, ce n’était qu’une supposition.
Ils ne l’ont pas tué réellement ». Coran, 4 : 156-158. Enfin cette déclaration ambigüe n’a pas été signée par l’UOIF ! On voit bien qu’il est impossible d’entamer des relations réelles avec l’islam sans traverser le brouillard des discours d’apaisement pour en venir aurions pu le faire, à condition de rechercher quelques soutiens dans cette entreprise et de nous appliquer à rester objectifs et rigoureux.
Cher président, tu as été exemplaire quand, il y a quelques années, tu t’es élevé contre la coalition rouge brun vert. Mais sur le croissant, nous attendons encore une manifestation de réalisme. Si on m’avait écouté, au lieu de rejeter systématiquement mes messages d’alerte adressés à la newsletter, nous aurions centré notre action sur les messages violents du Coran (et sur la charte du Hamas), en cherchant inlassablement à  en faire connaître les dangers.
Dès lors il n’y eut plus eu, dans notre pays, un seul journaliste, un seul homme politique, un seul citoyen ignorant cette violence. Face à la diffusion des versets dits « terribles » du Coran, les institutions musulmanes eussent été contraintes de se situer. Plus personne ne méconnaîtrait celles d’entre elles que leur adhésion à la violence rend « insolubles dans la république ». Cela aurait alerté l’opinion de façon positive et facilité la tâche des pouvoirs publics. Aurions-nous alors connu les crimes et les manifestations antisémites de masse auxquelles nous avons été et nous serons confrontés? Je ne le pense pas.
Hélas nous avons choisi le silence et la passivité pour privilégier quelques réactions immédiates et la gestion de nos relations avec les institutions de la république.
Nous n’avons récolté ainsi que d’inefficaces paroles d’indignation. Nous avons tendu la main et reçu en échange le malheur et l’impuissance. Lors de notre dernière conférence téléphonique, tu m’as dit, mon cher président, que j’avais mille fois raison, mais que tu n’entreprendrais pas ce combat. La main du Seigneur est-elle trop courte pour sauver?
(Is. 50:2). Non bien sûr. Mais la main du CRIF ?
Bientôt le CRIF n’aura plus qu’une seule raison d’être: faciliter l’exil des juifs français; ils n’auront en effet plus besoin d’une représentation politique: ce sera trop tard. Ils auront besoin de bonnes agences de voyage et d’efficaces agences immobilières. Ce n’est pas ma conception de la défense des juifs et des valeurs du judaïsme.
Je ne veux pas continuer à être complice de cette absence déterminée de courage et de clairvoyance, indigne de nos pères fondateurs dont il convient de rappeler l’action; en effet, les événements auxquels nous sommes confrontés de façon de plus en plus menaçante ne sont pas très différents de ceux qu’ils ont vécus.
C’est pourquoi, après une réflexion de plusieurs mois, j’ai décidé de présenter ma démission. Je souhaite que cette lettre soit lue au prochain comité directeur. Avec toutes mes amitiés et mes regrets.
Pr Francis Weill


Bibliographie selon les éditions de l'Harmattan 

http://www.editions-harmattan.fr/jeunesse/auteurs/auteur.jpg
http://www.editions-harmattan.fr/jeunesse/vspace.gif
Francis Weill, Médecin

A consacré sa retraite à l'étude des textes sacrés juifs chrétiens et musulmans

adresse email envoyer un mail à l'auteur

Renseignements
Fonction(s) actuelle(s) : Médecin, Professeur Emérite médecine

Bibliographie
http://www.editions-harmattan.fr/jeunesse/vspace.gif
http://www.editions-harmattan.fr/jeunesse/vspace.gif
http://www.editions-harmattan.fr/jeunesse/vspace.gif
http://www.editions-harmattan.fr/jeunesse/vspace.gif
http://www.editions-harmattan.fr/jeunesse/vspace.gif
http://www.editions-harmattan.fr/jeunesse/vspace.gif
http://www.editions-harmattan.fr/jeunesse/vspace.gif
http://www.editions-harmattan.fr/jeunesse/vspace.gif
http://www.editions-harmattan.fr/jeunesse/vspace.gif
CONTES JUIFS
Francis Weill
http://www.editions-harmattan.fr/jeunesse/vspace.gif
DICTIONNAIRE ALPHABÉTIQUE DES SOURATES ET VERSETS DU CORAN
Francis Weill - Préface de Mohsen Ismaïl
http://www.editions-harmattan.fr/jeunesse/vspace.gif
http://www.editions-harmattan.fr/jeunesse/vspace.gif
http://www.editions-harmattan.fr/jeunesse/vspace.gif
http://www.editions-harmattan.fr/jeunesse/vspace.gif

http://www.editions-harmattan.fr/jeunesse/vspace.gif

L'Ethique juive en dix paroles,
Editions MJR Genève
Lettre à un ami chrétien propalestinien/Lettre sur l'antisémitisme, Ed. du Cosmogone, Lyon
Lettre sur l'antisémitisme, Ed. du Cosmogfone Lyon.

Articles de presse
REVUE SENS
décembre 2013
http://www.editions-harmattan.fr/jeunesse/vspace.gif
REVUE SENS
mai 2013
http://www.editions-harmattan.fr/jeunesse/vspace.gif


Critiques du coran

Critique du Coran

Coran : les différentes théories chronologiques de la rédaction du Coran, philologie et approche paléographique.
Les recherches récentes montrent que le Coran n'est pas la transcription directe de la parole de Mahomet ; avant d'arriver à sa forme actuelle canonique il est passé par plusieurs phases d'écriture et de réécriture11,12. Le Coran, comme tout autre livre, a une histoire.

L'histoire de son élaboration

Il n'existe pas de Coran « original » remontant à l'époque de Mahomet. Certains chercheurs essaient de cerner les conditions de formation et la période de la rédaction du texte ou des textes : pendant ou après la vie de Mahomet13, voire -pour certains extraits- avant, ainsi que le suggère Christoph Luxenberg dans l'un de ses ouvrages12.
Le Coran inclut des parties récitées, selon la tradition, par Mahomet rejoignant des passages de la Bible hébraïque, du Talmud, du Nouveau Testament que le Coran cite explicitement comme des livres révélés14,15 tout en affirmant qu'ils contiennent des erreurscitations 6,16,17 ; et le Coran présente certaines ressemblances notables avec d'autres sources plus légendaires telle que les Sept Dormants d'Éphèse ou le Roman d'Alexandre18,19. Ainsi, de nombreux commentateurs du Coran ont voulu reconnaître en Dhû-l-Qarnayn de la sourate dix-huit du Coran, Alexandre le Grand ou Cyrus le Grand20, d'autres personnages historiques ont été repris par les savants musulmans dans le cadre d'une exégèse du Coran21,22. Le Coran reprend de nombreux récits des apocryphes chrétiens concernant la vie de Marie et l’enfance de Jésus23.
Concernant la composition du Coran par Mahomet, Maxime Rodinson écrit : «… comme (Mahomet) était doué d'une personnalité singulièrement plus riche et plus puissante que celle des Kâhin ordinaires, cette insatisfaction le poussait aussi à réfléchir. Toute une élaboration intellectuelle se déroulait parallèlement aux répercutions de son tempérament inné de son histoire personnelle sur le plan nerveux. Et cette élaboration intellectuelle était d'une rare qualité… Petit à petit, son esprit s'avançait sur une voie qui devait le mener à dépasser l'horizon de son pays et de son temps24. » Après une longue comparaison, sur une quarantaine de pages, de Mahomet avec certains mystiques comme Thérèse d'Ávila et appuyé l'idée que Mahomet croyait sincèrement à la Voix qui lui dictait des choses25, Rodinson conclut : « Mohammed dut aussi éliminer, trier, inconsciemment sans doute, et ne retenir que ce qui édifiait, exortait, consolait. Ses plus beaux poèmes n'ont sans doute jamais été écrits. Il attendait de Dieu des messages dans un sens donné et son attente modelait le verbe qui cherchait, en vain, à se montrer plus fort que lui. Au-delà des glossalistes chrétiens, il découvrait la démarche des grands prophètes d'Israël26. »

De sa compilation à sa canonisation

Chercheurs contemporains

Le philologue et islamologue Manfred Kropp explique que la langue du Coran aurait été retravaillée par des grammairiens en un texte en arabe populaire qui déjà avait de nombreux emprunts au syriaque27. Selon le traducteurMaurice Gloton et Mahmoud Azabnotes 1, le Coran comporte certaines irrégularités grammaticales par rapport à la grammaire simplifiée de l'arabe moderne, qui seraient des artéfacts de l'ancienne grammaire arabe de l'époque de Mahomet28.
L'opinion la plus partagée dans le monde des chercheurs est que « l'initiative de constitution d'un codex coranique officiel, commencée apparemment sous le califat de Uthman semble avoir trouvé son achèvement sous le règne d'Abd al-Malik (685-705) ou un peu plus tard29 ». L'absence d'uniformité de lecture due à l'absence de voyelles [réf. nécessaire], créant des variations grammaticales et sémantiques, engendre différentes traditions locales de lectures (qira'at) dont quatorze [réf. nécessaire] seront autorisées à partir du xe siècle. Les lectures non autorisées demeureront cependant débattues par les savants musulmans. Une lecture dite de Hafs ou Coufique sera imposée à tout l'Empire ottoman au xvie siècle et reste la plus répandue de nos jours. Quelques lectures ont subsisté à la périphérie de l'empire dont la version dite de Warsh ou Médinoise, la seule encore imprimée, en Afrique de l'Ouest et du Nord-Ouest30. Comme le souligne Manfred Kropp, actuellement, une collection de lectures (mu'jam al qira'ât) est répertoriée comme des variantes par rapport à la lecture hafs, tandis que point de vue scriptural, le rasm de toutes ces variantes (sans les voyelles et les hurûf al 'illah) reste uniforme et similaire aux quelque trente-mille fragments de textes coraniques remontant au ier siècle hégirien31.

La tradition musulmane

Selon la tradition musulmane, Mahomet récitera le Coran en entier par cœur à chaque ramadan en présence de Gabriel32, et plusieurs compilations intégrales du Coran seront faites par des disciples de Mahomet à titre personnel du vivant de Mahomet33,34. Après Mahomet, ce sera Abu Bakr qui fera rédiger une compilation intégrale officielle à Zayd ibn Thâbit, qui sera conservée chez lui, mais ni diffusée ni multipliée35. D'après certaines traditions musulmanes, le calife Uthman réunira une seconde fois tous les chapitres du Coran en une édition définitive et détruira toutes les autres variantes du Coran, dont certaines variantes figureront dans les livres d'exégèses et de hadith, selon les règles de la transmission des hadiths36,37,38.
La tradition situe la mise en forme orthographique du Coran (avec les voyelles, la ponctuation et l'usage systématique des points diacritiques) sous le règne de Abd al-Malik (685-705), ou un peu plus tard39,40.
La tradition rapporte une destruction massive de manuscrits de corans, afin d'homogénéiser les manuscrits sous le califat d'Uthman ibn Affan, et la destruction de la variante d'ibn Mas'ud jusqu'en 1007 à Bagdad34. Bukharirapporte les réticences d'Abdullah ibn Mas'ud sur le canon d'Uthman et ses encouragements aux Irakiens à utiliser sa propre compilation plutôt que le canon d'Uthman composée par Zayd ibn Thâbit41,34, et les plus anciens manuscrits disponibles du Coran remontent à la seconde moitié du premier siècle hégirien d'après les techniques de datation modernes42,43,11.
Du côté chiite duodécimain, le livre de Mohammad ibn Yaqub Kolayni (? - 940) intitulé Usûl al-Kâfî, est le premier livre chiite connu à affirmer que le Coran possédait certains passages évoquant l'imamat de Ali et qu'il a été falsifié44. Une affirmation désormais généralement abandonnée par ceux-ci (à l'exception de rares réticences) dans le désir de se conformer à la version orthodoxe45.

Parole de Dieu ?

Des écrivains contemporains comme Karen Armstrong basent leur critique de Mahomet et de sa religion sur la contestation d'une des idées centrales de l'Islam : le Coran représenterait la parole littérale de Dieu.
Armstrong et d'autres préfèrent parler en de vagues formules de la nature transcendantale des visions et perceptions de Mahomet dès qu'il est question de la nature divine ou non du texte du Coran. Ces formulations n'en restent pas moins considérées hérétiques par les musulmans pieux, comme le furent, en leur temps, les travaux des chercheurs universitaires sur le problème synoptique ou la quête du Jésus historique par diverses autorités religieuses du christianisme10.

Syntaxe et grammaire du Coran

Au Moyen Âge, Ibn Khaldun a écrit longuement sur les péripéties de la grammaire, du lexique et de la syntaxe arabes, et de l'i'rab46 dans son Muqaddima et décrit comment l'histoire a conduit la langue arabe à la simplification depuis ses origines47.
Le grammairien spécialiste d'arabe ancien, Muhyiddin al-Darwish, a consacré un ouvrage volumineux à une analyse grammaticale détaillée de l'intégralité du Coran, et expliqué dans un langage fort technique le fonctionnement de la grammaire de l'époque de façon systématique verset par verset.Il a également disséqué les usages grammaticaux de l'époque pour tous les points qui semblent être autant d'erreurs grammaticales au regard de l'arabe simplifié, destiné à être enseigné aux non-arabes, à partir du premier siècle hégirien48,47.

D'après l'ouvrage confessionnel sunnite Encyclopaedia of Islam49, les traits diacritiques auraient déjà été inventés au temps du Calife Ali ibn Abi Talib, qui a demandé à abu al-Aswad d'écrire un ouvrage sur la grammaire. Celui-ci aurait inventé les voyelles, encore inexistantes dans l'écriture arabe auparavant. Ces voyelles consistant en des traits diacritiques auraient été appliquées dans les manuscrits du Coran de façon systématisée plus tardivement50. Les points diacritiques permettant de différencier certaines consonnes existaient quant à eux, mais étaient utilisés exceptionnellement jusqu'alors, pour des mots prêtant à des ambiguïtés fortes, comme en témoignent les papyrus PERF 558 (22H/642)51, le papyrus bilingue P. Mich. 6714 (daté à 22-54H/642-674)52. Les différences de graphismes entre le Coran rédigé en Warch et celui rédigé en Hafs, témoignent de ce que la finalisation orthographique des versets s'est faite postérieurement à Mahomet. Certains graphismes liés à des flexions casuelles ou encore à la ponctuation ont également été rajoutés au le texte primitif, une fois inventés, pour permettre aux non initiés la bonne prononciation des versets53.

Références

  1. 7)
  2. 13)
  3. e)
  4. 93)
  5. 2
  6. e)
  7. 5
  8. ml
  9. gne)
  10. 13)
  11. cf. Manfred Kropp, Les Origines du Coran, série de conférences au Collège de France, octobre 2005, conférences en ligne du 06-10-2005, minutes 28 à 31.
  12. (en) Christoph Luxenberg, The Syro-Aramaic reading of the Koran : a contribution to the decoding of the langage of the Koran, Verlag Hans Schiler,‎ 2007 (lire en ligne)
  13. cf. Manfred Kropp, Les Origines du Coran, série de conférences au Collège de France, octobre 2005, La conférence en ligne
  14. Maxime Rodinson, Mahomet, Seuil, coll. « Essais »,‎ 1994 (ISBN 978-2-02-022033-0), p. 103-104 ; 150-151.
  15. (tr) Ebu Cafer Muhammed b. Cerir et-Taberi, Taberi Tefsiri, vol. 3, Hisar Yayınevi, p. 304-309
  16. (tr) Ebu Cafer Muhammed b. Cerir et-Taberi, Taberi Tefsiri, vol. 1, Hisar Yayınevi, p. 249, 3/304-309
  17. (en) Neil Asher Silberman, The Bible unearthed : archaeology's new vision of ancient Israel and the origin of its sacred texts, New York, éditions, coll. « Free Press »,‎ 2001, p. 24 et sq.
  18. Maxime Rodinson, Mahomet, Seuil, coll. « Essais »,‎ 1994 (ISBN 978-2-02-022033-0), p. 153-154
  19. Le Saint Coran: traduction et commentaire de Muhammad Hamidullah avec la collaboration de M. Leturmy, Éditeur : Amana Publications (août 1989), ISBN 0-915957-04-3 en ligne sur Wikilivres, de nombreux passages de cette interprétation en français du Coran ont été commentés en relation avec les anciens écrits, le Coran reconnaissant les écritures judéo-chrétiennes comme d'origine révélée.
  20. Dans Tabari, La Chronique (De Salomon à la chute des Sassanides), Actes Sud (ISBN 2-7427-3317-5) p. 78.
  21. Maxime Rodinson, Mahomet, Seuil, coll. « Essais »,‎ 1994 (ISBN 978-2-02-022033-0), p. 151-154
  22. (tr) Ebu Cafer Muhammed b. Cerir et-Taberi, Taberi Tefsiri, édition : Hisar Yayınevi: Vol. 5, pages :378-388.
  23. * la consécration de Marie dans la Sourate III, La famille de ‘Imran, 31 et le Proto-évangile de Jacques, * la vie de Marie au Temple dans la Sourate III, La famille de ‘Imran, 32 et la Sourate XIX, Marie, 16 et le Proto-évangile de Jacques, * le tirage au sort pour la prise en charge de Marie dans la Sourate III, La famille de ‘Imran, 39 et le Proto-évangile de Jacques, * la Nativité sous un palmier dans la Sourate XIX, Marie, 23 et l'Évangile du pseudo-Matthieu…, * Jésus parle au berceau dans la Sourate III, La famille de ‘Imran, 41 et la Sourate XIX, Marie, 30 et l'Évangile arabe de l’enfance, * Jésus anime des oiseaux en argile dans la Sourate III, La famille de ‘Imran, 43 et la Sourate V, La Table, 110 et l'Évangile de l’enfance selon Thomas.
  24. Maxime Rodinson, Mahomet, Seuil, coll. « Essais »,‎ 1994 (ISBN 978-2-02-022033-0), p. 83
  25. Maxime Rodinson, Mahomet, Seuil, coll. « Essais »,‎ 1994 (ISBN 978-2-02-022033-0), p. 81-122
  26. Maxime Rodinson, Mahomet, Seuil, coll. « Essais »,‎ 1994 (ISBN 978-2-02-022033-0), p. 122
  27. Kropp, Manfredd. Conférence au collège de France
  28. Lire, Maurice Gloton, Une approche du Coran par la grammaire et le lexique. édition Albouraq (2002) ISBN 978-2-84161-171-3. p. 15, 31.
  29. Etan Kohlberg et Mohammad Ali Amir-Moezzi, cités par Michel Cuypers et Geneviève Gobillot, Le Coran, éd. Le Cavalier bleu, 2007, p. 19-20 Le Coran - Google Boeken
  30. Michel Cuypers et Geneviève Gobillot, Le Coran, éd. Le Cavalier Bleu, 2007, p. 20 Google Boeken
  31. Les origines du Coran , par Manfred Kropp, univ. Mayence (Allemagne) (Le 6 octobre 2005 au Collège de France), conférence du 6 octobre, 28e à 30e minutes.
  32. (en) « Bukhari, Jami'ul ahkam al Qur'an, Fasting (Jeune) (XXXI), no 126 (traduction : M. Muhsin Khan). »
  33. (ar) Jâmi'ul-Sahih, Al-Bukhârî, (Riyadh) ; volume 7, p. 100, volume 9, p. 43, etc. (en) « Le texte en anglais »
  34. Michel Cuypers et Geneviève Gobillot, Le Coran, éd. Le Cavalier bleu, 2007, p. 17 et suivantes. Google Boeken
  35. (en) Bukhari, Jami'ul ahkam al Qur'an, (traduction : M. Muhsin Khan), Vitues of the Quran (LXI) : 511.
  36. (en) Bukhari, Jami'ul ahkam al Qur'an, Punishement of disbelievers at War (LXXXII) : 817 (traduction : M. Muhsin Khan).
  37. (en) Muslim, Sahih al-Jâmi', traduction : Abdul Hamid Siddiqui. The book of marriage (VIII) : 3421.
  38. (tr) Ebu Cafer Muhammed b. Cerir et-Taberi, Taberi Tefsiri, édition : Hisar Yayınevi: Tome : 9, page :139.
  39. (ar) As-Suyuti, Itqan fi 'ulum al-Qur'an, Pt. 2, p. 25, cité par J. Burton dans The Collection of the Qur'an, p. 117.
  40. Etan Kohlberg et Mohammad Ali Amir-Moezzi, cités par Michel Cuypers et Geneviève Gobillot, Le Coran, éd. Le Cavalier Bleu, 2007, p. 19-20 [1]
  41. (en) Bukhari, Jami'ul ahkam al Qur'an, (traduction : M. Muhsin Khan), Vitues of the Quran (LXI) : 521-525.
  42. Paris, BNF arabe 328 a par Dutton (2001, p. 74-84)
  43. (en) Andrew Higgins and Almut Schoenfeld, The Lost Archive: Missing for a half century, a cache of photos spurs sensitive research on Islam's holy text, Wall Street Journal, 12 January 2008. Retrieved 2010-02-07.
  44. Mohammad ibn Yaqub Kolayni, Usûl al-Kâfî ; Kitâb al hujjah, Vol. I : p. 427.
  45. Michel Cuypers et Geneviève Gobillot, Le Coran, éd. Le Cavalier bleu, 2007, p. 19. [2]
  46. Les flexions casuelles, l'usage de l'arabe chez les bédouins avant la naissance de la grammaire arabe.
  47. ibn Khaldun, Discours sur l'Histoire universelle, Al-Muqaddima ; Traduction nouvelle, préface et notes par Vincent Monteil ; éd. Sindbad, III tomes. ISBN 2-7274-0031-4, p. 1243-1281.
  48. (ar) Muhyiddin Darwish, I'rab al Qur'an al-Karîm wa bayânahu ; éditions Dar Ibn Kathir et al-Yamama, (Damas), 1999; X Tomes.
  49. (en) M. Mukarram Ahmed (en), Encyclopaedia of Islam, New Delhi, éditions Anmol, 101 volumes, 10.588 pages. ISBN 81-261-2339-7 2005 ; vol. I, p. 83. À ne pas confondre avec l'Encyclopædia of Islam, Heinrich. Éditions Brill.
  50. B. Dodge (Editor and Translator), The Fihrist Of Al-Nadim: The Tenth Century Survey of Muslim Culture, 1970, Volume I, Columbia University Press: New York & Londres, p. 87-88.
  51. Alan Jones, Islamic Culture, 1998, Volume LXXII, No. 4, p. 95-103.
  52. Adolf Grohmann, Zum Papyrusprotokoll In Früharabischer Zeit, Jahrbuch Der Österreichischen Byzantinischen Gesellschaft, 1960, Volume IX, p. 2-5 and Figure 1. The Plate is also reproduced in A. Grohmann, I Arabische Chronologie. II Arabische Papyruskunde, 1966, Handbuch Der Orientalistik, E. J. Brill: Leiden/Köln, Plate III:1.
  53. A. Grohmann, The Problem Of Dating Early Qur'ans, Der Islam, 1958, p. 221.